Le Parlement peine toujours à trouver une solution au financement de l'armement. La Commission de la politique de sécurité du Conseil national reprend désormais pour l’essentiel une proposition de la Commission des finances. Elle souhaite procéder à des coupes encore plus profondes dans la coopération internationale (CI).

Tout comme le Conseil des États, les commissions du Conseil national entendent créer un fonds pour la sécurité et la défense. Ce fonds ne doit toutefois pas être financé par une hausse de la TVA, comme l’ont proposé le Conseil fédéral et le Conseil des États. Les milliards destinés au fonds pour l’armement doivent être mobilisés sans apport de recettes supplémentaires.

Cela signifie que la CI va une nouvelle fois devoir en faire les frais ; en plus des coupes prévues dans le programme d’allègement budgétaire, 200 millions de francs supplémentaires par an. Les deux conseillers fédéraux compétents, Cassis et Parmelin, ont en outre annoncé des changements de grande envergure dans ce domaine. Ces mesures entraîneraient des coupes drastiques, dépassant 350 millions de francs, dans la coopération au développement et la promotion de la paix ; deux domaines qui, selon le ministre de la défense Martin Pfister, contribuent pourtant de manière déterminante à la sécurité et à la stabilité dans le monde.

« Il est temps que le Conseil fédéral et le Parlement reconnaissent que la coopération internationale constitue un pilier central d’une politique de sécurité globale », souligne Andreas Missbach, directeur d’Alliance Sud. « Réduire les moyens alloués à la prévention des conflits pour financer la défense revient à se tirer une balle dans le pied. »

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